Nouvelle Collection Louboutin 2016

Il y flotte toujours cette mélancolie un peu morbide d’un monde de l’après vie, c’est à dire quand même mort, malgré les créatures parfois éblouissantes qui y évoluent (mention spéciale aux hôtesses, nymphes cyber chaussées de Louboutin et qui marchent comme la sorcière SM de Bayonetta). Malgré la régénération qu’il incarne, ce Tron : l’héritage reste curieusement fixé dans une dimension Web 1.0 : ses eaux numériques sont un fleuve au cours univoque, où flottent les caissons solitaires d’individus à la dérive. L’expérience initiatique d’y plonger ne concerne qu’un héros à la fois..

Le narrateur, David Kolski, vit au présent puis parle au passé, emmenant le lecteur dans son propre dédale. Victoria joue comme un miroir de son parcours, comme un aiguillon introspectif. En arrière plan, mais martelant tout le roman, l’avancée chaotique de la tour Uranus, étage après étage.

Il y a aussi l’idée profondément réactionnaire et misandre que le violeur est un homme à la libido débordante, que la femme peut toutefois endiguer à l’aide de vêtements discrets. Pour Chrissie Hynde, un violeur n’est pas un criminel, mais un type qui va trop loin, encouragé par des signaux mal interprétés. C’est bien mal considérer la nature humaine en général, et masculine en particulier, puisqu’on peut espérer que la gent masculine vaut mieux que ce cliché de brute libidineuse.

Elle est proche du Butô, au bord de l’effacement. L’enfant, jouée par une petite fille franco roumaine inébranlable, Anamaria Vartolomei, et l’arrière grand mère Georgetta Leahu dénichée en train de prier dans une église orthodoxe, sont exceptionnelles. Et il a bien fallu être parmi les humains, et faire preuve d’empathie, pour persuader parents et vieille dame d’accepter le cadeau de ce film.

Je regarde les deux boîtes. Elles sont normales. Je m’attendais à un écrin qui mette bien en valeur ton travail, Monsieur Louboutin. Je me suis dit : Pourquoi ne pas devenir antiquaire ? Mais sa boutique à Hampton Court tient davantage de la brocante. Au début, il marchande tout ce qui lui tombe sous la main, des vieux vélos, de l’outillage, de la vaisselle dépareillée. Un jour, au hasard d’une vente, il tombe sur une grande boîte d’oiseaux naturalisés.

Les deux bouteilles posées sur son bureau, puis le bijou qui vint les rejoindre, ne fit pas sourciller le jeune homme. Il savait très bien que ce n’était pas une visite de courtoisie, ça n’avait jamais été le cas et ça ne le serait jamais. Mais il n’avait pas la patience pour jouer aux charades avec Lily.

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