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« Danger : les talons hauts au travail. Le débat est ouvert », titrait ironiquement en « une » le Times, le 16 septembre. Le quotidien conservateur, comme l’ensemble de ses concurrents, a volé au secours des talons hauts. Avant, elle était amoureuse. Mais ça, c’était avant. Il s’est moqué d’elle.

Certes, Christian y apprend son métier parmi les patronniers, les coupeurs de cuir, les monteurs de chaussures, mais le bureau des stylistes voyait d’un mauvais oeil le Parisien de 18 ans euphorique et fantasque. Il claque la porte et travaille en free lance pour Saint Laurent, Chanel, Maud Frizon ou Lario, à qui il vend ses dessins pour gagner de quoi voyager. Je ne voulais pas entrer dans une structure ; j’étais un mauvais assistant, car mon enthousiasme était débordant et je voulais tout faire..

Qu’est ce que ça peut faire dans le fond ? Je sens que la jeune femme est mal à l’aise, elle cherche sur son papier une nouvelle question pour ce sortir de son pétrin et apaiser mon caractère. « Vous êtes donc née en Islande, qu’est ce qui vous a poussez à venir à Inverness. » Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres, encore un mauvais choix de question de sa part mais, je vais tenter de m’adoucir un peu. Il faudrait pas que, je passe pour une chieuse alors que, sur mon blog je paraît aimable et pétillante.

On la voit en une du magazine branché Façade avec Salvador Dali. Toujours le même regard énigmatique, la tête un peu penchée. L’enfant intéresse les cinéastes. Une collaboration avec la mode qui n’est pas une première pour la marque cosmétique puisqu’elle avait déjà fait appel au talent d’Olympia Le Tan en février 2013. Idem chez Nars, qui a proposé à Pierre Hardy, créateur de souliers, accessoires graphiques et bijoux (pour Hermès), de jouer avec les pigments des blushs et les laques des vernis. « Je l’ai fait de manière très instinctive parce que je voyais des liens esthétiques entre nos deux maisons », confie Pierre Hardy.

Conviction, une heure après: cette fille n’a pas l’empressement des gens qui veulent s’échapper, plutôt la vitesse de ceux qui viennent de loin, qui ont beaucoup de choses à transmettre. La preuve, quand on cherche à savoir d’où elle vient, elle fait remonter le récit des origines quatre générations avant elle, raconte ses ancêtres syriens, partis en Egypte faire fortune en montant des grands magasins que Nasser nationalisera en 1952, l’année de la naissance de son père, qui a grandi à Beyrouth et fait ses études d’architecte à Londres. C’est au Caire que sa mère, mannequin italienne, rencontrera son père par l’entremise d’un cousin photographe.

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