Giay Louboutin 2015

Le cabinet d’avocats anglo saxon Link laters l’imaginait en senior adviser, membre de son équipe de direction. Des universités américaines, des think tanks européens souhaitaient le recevoir. « Rien qu’avec des conférences, on peut vivre très bien ! », a expliqué Nicolas Sarkozy tout l’été à ses amis..

A côté est disposée la malle 1906, emblématique de la Maison, avec les lattes, le ferrage, le monogramme « LV ». Ouverte, elle laisse apparaître un panama enrubanné, un peu bancal. Comme si son propriétaire venait juste de partir. On reconnaît sa signature au premier coup d’il. Le chausseur Christian Louboutin appartenait à son cercle intime : J’aimais Helmut et June, j’aimais ce couple d’amants souriants, leur côté frère et sur farceurs. On possédait une affection commune pour les talons.

A 12 ans, il se réfugie souvent au musée des Arts africains et océaniens. Là, il découvre un exotisme dont la géographie suffisamment vaste et imprécise lui va comme un gant, un exotisme qu’il poursuivra plus tard, avec boulimie, du Maroc à la Turquie, la Jordanie, l’Ouzbékistan, l’Inde et le Japon. Chaque destination devient aussi une aventure vestimentaire.

Son meilleur ami, le best friend de sa life. Ils s’entendent comme cul et chemise, partagent tout ensemble sauf les petits amis. S’ils ont le même mec en vue, ils se promettent de ne rien tenter ni l’un ni l’autre. Le soir même on sort dîner (remember c’est le jour de mon anniversaire). Premier resto depuis notre fille. Joie ! Je m’invente une tenue autour de mon cadeau vernis.

Que nenni, t’es une fille simple qui aime le luxe, tu te caches derrière de grandes marques pour ne pas avoir à exposer tes failles, tes blessures. Et puis, ce que pensent les autres de toi peut vite devenir une obsession, tu es comme ça. Obsédée par ta carrière, par ton boulot, tu serais prêt à tout pour gravir les échelons chez Tiffany’s jusqu’à obtenir la place de gérante, quitte à délaisser parfois tes amis et tes vraies valeurs.

Elle me tend les deux boîtes et s’apprête à filer servir le couple de japonais qui vient de passer la porte. Moi « heu vous n’auriez pas des bas, je suis en chaussettes là ? ». Elle m’en tend une paire, visiblement agacée de la pauvresse en basket que je semble être à ses yeux.

Pour une petite initiative de presse régionale, on ne pouvait rêver plus gros parrains. Le Nouvel Ouest, un magazine bimensuel dont le premier numéro paraît aujourd’hui, bénéficie de l’appui financier de deux pointures du patronat, les Bretons Patrick Le Lay et François Pinault qui vont côtoyer des sociétés vendéennes et nantaises, les bateaux Bénéteau, les agendas Quo Vadis, le transporteur Joyau, les vêtements New Man, et une banque, le Crédit industriel de l’Ouest (CIO, du groupe CIC). Les pourparlers avec le Point, depuis peu propriété de Pinault, sont un peu plus avancées qu’avec TF1, mais selon l’équipe du Nouvel Ouest basé à Nantes, l’hebdo et la chaîne devraient intégrer le capital du journal d’ici la fin du mois.Collectionneur d’ouvrages anciens sur les Celtes, le big boss de TF1 a été approché par le créateur du journal, Hervé Louboutin, au sein de l’Institut de Locarn, un club de réflexion créé en 1994 et basé dans le centre de la Bretagne: des patrons de la région s’y réunissent pour des dîners débats et TF1 en est un des 120 membres fondateurs.

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