Christian Louboutin Lipstick 2015

II est maintenant incollable sur l’histoire de la taxidermie. J’ai surtout compris à quel point il s’agissait d’un art. Et d’un art particulier qui mêle étroitement la création au vivant. L’amérique, l’Europe, ou encore l’Asie. Tous les pays l’attirent. Si elle le pouvait encore, elle prendrait simplement son sac à dos et partirait sur les routes avec pour seul philosophie : la liberté.

Grenées au fil des jours, les révélations sur les pots de vin touchés par Sérgio Cabral et son clan ajoutent aujourd’hui l’indécence au cynisme. On apprend sans surprise la surfacturation des travaux de rénovation du stade de football Maracan, utilisé lors de la Coupe du monde de 2014. On découvre surtout les détails d’une vie de plaisirs insouciants que s’est offerte le gouverneur, couvrant son épouse de bijoux griffés, multipliant les voyages en hélicoptère, les restaurants gastronomiques, allant jusqu’à faire payer aux contribuables un millier de reais (près de 300euros) pour des hot dogs destinés à une fête de l’un de ses fils..

Surtout que le parcours de ce dernier, s’il lui apparaît maintenant comme allant de soi, se sera pourtant déroulé en plusieurs stations, et très loin de la France. Il raconte: les peintures murales étaient omniprésentes dans les quartiers comme Poto Poto ou Bacongo, que ce soit à la gloire d dirigeant politique, d’un héros du peuple, ou pour vanter un produit quelconque: coiffeur, voiture, produit vaisselleJ vivais au début des années 1980. Le Hiphop apparaissait au même moment.

C’était un phénomène, Farida : non seulement elle contribuait avec les Noires Iman et Katoucha à chambouler les codes de la mode (dominée par le modèle blanc blond caucasien), mais, et peut être surtout, elle hissait sur le podium le métissage à la française au moment où la question devenait enjeu de société (la première Marche des beurs date de décembre1983). Ensuite, on la vit directrice de studio auprès de Gaultier et d’Alaïa. Aux vernissages et raouts qui comptent, elle figurait en bonne compagnie, par exemple auprès de ses amis Arielle Dombasle ou Christian Louboutin, le chausseur star.

La règle selon laquelle les personnes qui ont des revenus supérieurs à la moyenne devraient avoir à payer des parts plus importantes de leurs revenus en impôt, bien que théoriquement séduisante, ne fait donc plus recette et n’est plus conforme à l’idée que les français se font de la justice distributive. Les écarts de richesse se creusent et la réduction des inégalités ne saurait se réaliser par un nivellement par le bas: ce n’est pas en taxant les classes moyennes, en décourageant l’emploi, et en poussant les plus riches à l’exil que la France se portera mieux. Il faut repenser l’esprit de l’impôt..

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