Christian Louboutin 2016 Bridal

Heureusement qu’ils ignorent que je n’ai pas de voiture.Je n’ai pas été enlevée par un réseau de traite des blanches. Je n’ai pas subi de commotion cérébrale ayant entraîné une amnésie temporaire. Je n’ai d’ailleurs pas oublié la présentation de ce matin destinée à raviver la confiance que notre principal client vous porte.

Les e mails commencent à tomber: 30la première nuit, 350en trois jours. On arrive à recouper cinq messages qui focalisent sur la même personne et viennent de trois continents d’Asie, d’Europe et d’Amérique, raconte le numéro2 d’Interpol, ces sources distinctes nous donnent un prénom, Christopher, et un métier, enseignant d’anglais, ainsi qu’ une localisation en Corée du Sud. Les enquêteurs obtiennent même via des sources en Asie des photos récentes de Christopher qu’ils comparent à celles de Vico.

J’écoute de la musique, je fume des cigarettes. Je finis par me dire que ces cataclysmes potentiels devraient être annoncés quotidiennement, de façon à pouvoir passer ses journées à ne rien faire qu’écouter de la musique. Au moins, là, j’existe. Pour la téléspectatrice lambda, le tutu de Carrie devient non seulement un objet désirable, mais la série permet habilement de la convaincre qu’il est portable dans la vraie vie. D’abord parce que l’héroïne n’est pas une milliardaire mais une jeune femme active qui doit parfois zapper la case déjeuner pour pouvoir s’offrir la dernière excentricité à la mode. Une attitude qui rassurera certaines spectatrices en légitimant leurs achats mode compulsifs et convaincra d’autres qu’ils leur faut absolument cette paire de Louboutin même si leur porte monnaie désapprouve.

« Danger : les talons hauts au travail. Le débat est ouvert », titrait ironiquement en « une » le Times, le 16 septembre. Le quotidien conservateur, comme l’ensemble de ses concurrents, a volé au secours des talons hauts. Très british, Marianne Faithfull vit à Paris avec son compagnon, un Français, le cultivé François Ravard, qui débuta comme manager du groupe Téléphone, avant de fréquenter le gratin du rock mondial. Dans le grand salon de leur appartement proche du palais de l’Elysée, chemisier blanc, la mèche blonde en bataille rangée, elle épluche dextrement une pomme appétissante. Elle boit du thé parfumé dans un mug fleuri.

Il est un signe de cet engouement britannique pour les talons hauts : la place que la presse leur accorde. C’est l’un de ses dadas, au même titre que les chats ou les écureuils. Le Guardian, depuis le début de l’année, a publié 148 articles qui mentionnent ces chaussures exclusivement féminines.

Laisser un commentaire